Entretien avec Christine Rodès

Équipe :
Christine Rodès Dramaturgie

Valser la phrase !
Envoyer valser la phrase ! non !
Non, plutôt parler sans se croire constamment tenu à dire…. Peut-être pas parler pour ne rien dire mais tout de même accepter de parler et ne rien dire ; ne pas s’écouter parler, mais écouter la parole ?
extrait de Question de Goûts, solo de et par Georges Appaix

Mais quel est votre sujet ?

On croit toujours tout connaître de l’univers de Georges Appaix tant il est cohérent dans ses paradoxes : chanson de gestes et précis de mouvements, textos chorégraphiques en langue jazzée, épices de pensée... Un art du fragment qui joue de la liaison et des ruptures, qui parle par exclamations et brouillages plutôt que par discours et récits. Des pièces qui filent entre l’air et la matière, comme les danseurs à travers cette portière méditerranéenne de Brigitte Garcia, presque toujours posée, légère, en un coin de la scène. Une grammaire toute en ponctuations, moins déterminante que variable, et une langue qui ne sépare pas les élans du cœur et les non dits, les malentendus et les éclairs d’intuition. La langue des hommes, avec un peu des cris de la fée…

Ici l’empêchement malicieux des incommuniquants – « pourquoi parlons-nous la même langue et parlons-nous différemment ? »-, ici encore et en même temps, le bégaiement délicieux des amoureux et des poètes qui ne cessent de redire leur foi dans l’intervalle du monde.

On croit savoir… Et pourtant, tout bouge, surtout depuis M encore, cette pièce emportée au vent des mots de Deleuze… Déjà, les duos prennent leur temps et une conversation, toute morcelée qu’elle soit, ne lâche pas le morceau avant d’avoir fait rendre gorge à toutes ses possibles variations. Même contraint dans ses termes, le texte développe toute une gamme d’entendements …Un bout à bout très abouti qui construit jusqu’au bout sa scène.

Non seulement... est l’accomplissement d’un désir : un tour de chant comme il se doit, avec musiciens et danseurs comme il ne s’en trouve guère. Là encore, Appaix, en auteur-compositeur-interprète, répond au défi du genre et polit chaque chanson comme une petite planète.

Once upon a time... fait le pari de garder tout ensemble l’abstraction et le concret des choses, « Ca, c’est quelque chose qui n’est rien » dit François Bouteau, manipulant Pascale Cherblanc, parlant en postures de l’énigme des formes avant d’interpeller, très quotidiennement, la danseuse et l’amie… À travers ses épisodes plastiques, chorégraphiques et sonores, le spectacle garde le cap de son sujet.

Le sujet, justement, de Question de Goûts, dernier solo en date du chorégraphe, c’est ce qui se passe, Immédiatement, là, tout de suite, son solo de 1996, quand un homme seul entre sur scène sans idée arrêtée mais avec l’envie d’y agir. Une histoire entre artiste et spectateurs puisque rien ne se fera sans l’un et les autres. Georges Appaix incarne un texte linéaire et progressif, qui déroule la situation et joue de tout ce qui lui passe par la tête et le corps, au fil de la création, donc de la représentation. Au risque du présent continu. Ce sera la base – sans doute fort chahutée - de la création à venir, Rien que cette ampoule dans l’obscurité du théâtre enlevée par 7 interprètes.

Georges Appaix ne renie sans doute pas les charmes de la séquence, du collage, du montage.
Mais il semble poursuivre plus fermement que jamais, à travers les tressauts et détours d’une voix intérieure, son cher sujet.
Quel est-il ?
Je parie pour le démon de la scène, qui prétend faire langue en tout lieu et tout instant.

Christine Rodès, janvier 2008

Les interprètes

C’est leur singularité qui me touche. Je peux être séduit par un virtuose mais je choisirai finalement quelqu’un qui danse simplement mais d’une façon toute personnelle.
D’ailleurs, j’ai énormément de mal à remplacer un interprète : le spectacle est fait de lui tout entier... ses intonations, sa façon de bouger, son comportement...
Dans ce groupe de travail, les interprètes ont tous des origines différentes. Ils viennent de la danse - sauf Eric Houzelot, qui vient du théâtre - mais par des chemins très divers. Tous ont un rapport à l’écriture et leurs textes prennent une place considérable dans les spectacles. Jean-Paul Bourel et Sabine Macher (qui a publié plusieurs livres) sont des amis de longue date, François Bouteau développe un travail de chorégraphe que j’admire et tous trois ont par ailleurs travaillé avec le Groupe Dunes.
Chaque danseur prend une place, une position particulière et s’inscrit aussi dans un choeur, par un travail d’unisson que je fixe. C’est parfois difficile, il me faut imposer des choix, j’ai toujours pris la position de la personne qui décide et qui tranche, ça n’a pas été un collectif.
Beaucoup d’interprètes étrangers sont venus, souvent italiens comme Marco Berrettini, Claudia Triozzi, Chiara Gallerani... Quant à Sabine Macher et Marco Berrettini, ils étaient parfaitement quadrilingues, ce qui élargissait considérablement le travail sur la transversalité des langues, Ia traduction, les jeux de sens, de sonorité, de musicalité.

Le mouvement

Les textes sont écrits, empruntés à des auteurs ou rédigés au sein de la compagnie, proposés par moi ou par les danseurs mais ils sont, en tout cas, très vite stables. Le mouvement, par contre, et plus encore ces derniers temps, trouve souvent sa forme à travers l’improvisation.
Cela passe par un travail d’atelier et un canevas précis, une structure très contraignante - qu’elle s’applique à I’espace, au dialogue, aux rapports avec le son... J’essaie de mettre les interprètes dans une situation de déséquilibre, de quête, une situation qui n’est pas faite pour décrire des états psychologiques mais pour créer des états d’intranquilité. C’est aussi une manière d’être entre les choses, entre la danse et la voix, entre le langage parle et le chant, entre danser et ne pas danser.
En fait, tout cela, c’est du mouvement. Tout ce qui élargit l’espace des interprètes sur la scène, leur espace physique, mental, leur expression, est intéressant, et cela agrandit en même temps les possibilités de perception du spectateur.
Oui, tout ce qui dilate est bon à prendre. Cela pousse aux opérations de combinaison. Les choses avancent et en même temps, se déplacent sur le côté, forment des figures... Dans ma tête, ça a parfois à voir avec la géométrie, peut-être à cause de mon histoire.... Quand je pense au mouvement, j’imagine des nappes qui se déplacent. Quand je raconte une histoire sur scène, c’est forcément quelqu’un qui bouge, qui avance : c’est comme un vecteur mathématique, un segment orienté. Et si cette histoire, par surcroît, change de langue d’un interprète à l’autre, ou si quelqu’un traduit, ça se déplace dans l’autre sens, on ouvre une deuxième dimension, concomitante à la première, et si la danse s’en mêle, ç’en est une troisième... Le mouvement devient exponentiel : un hyper-mouvement des corps, des perceptions, des sensations !

Le spectateur

Peut-être faut-il qu’il y ait une différence de potentiel permanente entre le public et les interprètes pour que l’énergie circule. Et que ce qui se passe sur scène soit toujours sur le point de basculer. Précisément dessiné, mais énigmatique - oui, mystérieux. Parce que c’est alors au spectateur de jouer, de relier les bribes, d’interpréter.
Par expérience, je sais que c’est le public qui révèle le spectacle, comme par développement photographique. Apparaissent des choses qui jusque-là n’existaient pas ou qui existaient différemment la veille. C’est de l’interactivité : certaines salles rient, d’autres non. Ca tient à l’échange entre les interprètes et le public et à la contamination des spectateurs entre eux ; en tout cas, ça relativise l’influence du chorégraphe.
Ce qu’on voudrait permanent, cette écriture chorégraphique, est en fait plastique et peut s’éloigner de sa forme initiale...
Spectacle vivant, oui...

Le temps

Je ne suis pas tout à fait dans le temps commun du spectacle, je résiste à la gestion habituelle d’une scène : exposition, évolution, résolution d’un drame. Mon temps, c’est celui des vignettes, des vignettes pas inertes et déjà dans le mouvement. Et ma marge de manœuvre est plus sur le voisinage, la transition des choses que sur les choses elles-mêmes.
Certains artistes conçoivent une pièce comme une courbe d’intensité, avec ascension et point culminant. Mes spectacles sont plutôt faits d’ilôts autonomes qui posent la question de leur proximité et de leur combinaison. Pour moi, la composition est comme la cuisine des couleurs assemblées... des matériaux simples sur lesquels on réfléchira. J’ai eu beaucoup de curiosité pour les arts plastiques, Duchamp, Rauschenberg, les Nouveaux Réalistes ou Baquié à Marseille (...), des gens qui travaillaient la captation sur le mode du fragment ou de la citation, et le traitement sur le mode du collage - ou du détournement. Cette légèreté-là me va. Je n’aime pas beaucoup le manifeste, la déclaration ni l’emphase....
Je fais partie des gens pour qui un spectacle est un instant dans la continuité du travail. Godard, par exemple, qui construit un scénario comme on décide de remettre certaines choses sur le tapis. Avec Godard, tout à coup, il y des choses qui prennent une grande acuité sans qu’on nous prenne par la main et qu’on nous mette en condition. Chez lui, l’émotion, c’est quand tout arrive par surprise et simplement, comme dans la réalité.

La musique

Il y a la chanson, c’est le lieu de rencontre de la musique et des mots et c’est un petit théâtre en trois minutes, un bout d’histoire, une séquence courte. Ce qui me plaît dans cet art populaire, c’est la combinaison de simplicité et de raffinement.
Les musiciens de jazz, eux, ont réussi à trouver un chemin entre la structure et la liberté. J’ai souvent utilisé Coltrane (le grand libre, le grand mélodiste !) et qui d’ailleurs me fait penser à Ponge parce qu’il est capable de ressortir une bluette, un air que tout le monde chante et d’en faire quelque chose de sophistiqué. Le jazz, c’est la musique transversale par excellence, la musique métisse qui intègre toutes sortes de matières, classiques, ethniques, expérimentales, qui recycle et invente sans cesse, à travers les standards, les improvisations... Je suis évidemment sensible au rythme des batteurs, à la syncope, aux changements de mesure, au décalage du tempo... là encore s’exerce la rupture et la dissociation corporelle qui, par ailleurs, est une de nos grandes préoccupations. La chaleur des sonorités me touche, en particulier celle du saxophone, c’est par cet instrument que j’ai physiquement éprouvé la constance de la respiration, le travail du souffle... C’est à partir de là que j’ai eu envie, dans la danse, de travailler avec la voix, inspiré à l’époque par le travail des Double Six qui transcrivaient en paroles des musiques de jazz, note à note, et qui tissaient ensemble les mots, la mélodie et le rythme ; aujourd’hui j’écoute André Minvielle et Bernard Lubat.
J’aime aussi les musiques chorales, méditerranéennes, en particulier Giovanna Marini dont j’ai utilisé les musiques dans Le Bel Été, d’après le récit de Pavese, toujours pour ce même cocktail d’ingrédients populaires et de mixage raffiné. Après, j’ai glissé vers des musiques latines de danse, mambo, cha cha... Ces musiques à danser correspondent souvent dans le spectacle à des moments de repos, de plaisir immédiat, de connivence et permettent, par contraste, de mettre en valeur des éléments de textes plus complexes, qui sollicitent davantage l’attention du spectateur.

Les textes

J’ai préféré m’appuyer soit sur la poésie, soit sur l’essai. Le poète est celui qui est capable d’agrandir l’espace de chaque mot, de lui donner des territoires nouveaux. Il n’est pas très loin du clown par sa façon d’être libre, en déséquilibre...
Comme Ponge, par exemple, il y a chez lui une certaine façon de regarder un caillou et de lui donner la même importance qu’au monde entier : c’est le regard qui compte, le prix qu’on donne aux choses, l’élection. Son écriture me convient : recherche de sonorités, possibilité de chahutage, de découpe... Ses textes se prêtent à mes manipulations irrespectueuses - dans Basta !, j’en ai bien usé, je me suis amusé. Pour Hypothèse fragile, toute l’équipe a choisi des textes et Queneau, Pérec sont revenus souvent...

Les philosophes, c’est pour le déclic. J’ai travaillé avec des phrases de Diderot, Jankelevich ou Deleuze. Tu prends une petite phrase, elle est précise, elle donne une information, elle ouvre un espace mental : ce n’est pas flou, c’est bien un point (le punctum de Barthes) et en même temps, c’est universel, un point qui circule, un point nomade...

Entretien avec Georges Appaix par Christine Rodès (extraits), revue La Pensée de Midi, "Création(s), la traversée des frontières", n°2, sept. 2000.

2013

2013
1982 
spectacles de rue à Aix en Provence
Jeux du stade © ChristianeRobin

Jeux du stade

1983 
Le bel été
le bel été © Claude Danteny Interprètes :
Christian Bourigaud / Georges Appaix / Pascale Luce / Sabine Macher

Spectacle sélectionné pour le concours de Bagnolet

Toujours cette tension.
Toujours cette insatisfaction d’un bien-être que quelque chose oblitère
altère.

Balancement constant entre la beauté des choses et des individus qui cherchent et se cherchent. Jamais vraiment de désespoir, jamais vraiment d’espoir non plus.

Georges Appaix

1984 
création de la compagnie

Luce Cathala prend en charge l’administration, la production et la diffusion de la compagnie.

1985 
Agathe
Agathe © Claude Danteny Interprètes :
Catherine Bot / Catherine Rees / Georges Appaix / Jean Hache / Jean-Pascal Gilly / Pascale Luce / Sabine Macher

présenté au concours de Bagnolet

1986 
Prix Villa Médicis

Titulaire du prix Villa Médicis hors les Murs pour le projet Antiquités.

Antiquités est lauréate du Forum Régional de la danse Île de France et obtient le second prix du concours : Danse à Paris.

1987 
soirée de lancement de marseille objectif DansE
1988 
diverses commandes de pièces

pour le Jeune Ballet de France, le CSNM de Lyon, la compagnie Quentin Rouillier

1991 
installation à Marseille
1992 
Denise Le Guidec

devient administratrice de la compagnie La Liseuse.

1992 
Numéro double

Duo danse musique avec Yves Robert

1993 
Clic
Clic © Tristan Valès Interprètes :
Claudia Triozzi / Georges Appaix / Marianne Delafon / Pascale Luce

Création au Quartz de Brest

Conception et réalisation : Georges Appaix et Jacques Rebotier

1993 
Depuis...

Petite pièce sonore de et par Olivier Renouf et Georges Appaix

1994 
Plages
Plages © LD. Beneat

de Jacques Rebotier

Georges Appaix dans le rôle du récitant

1994 
document sur Gauche-Droite
Équipe :
Madeleine Chiche et Bernard Misrachi pour Le Groupe Dune(s) Scénographie

réal. Madeleine Chiche et Bernard Misrachi, prod. La Liseuse, 1994 (37 mn - UMATIC )

1995 
inauguration du studio de La Liseuse

à la Friche la Belle de Mai - Marseille.

1997 
Villa Médicis hors les murs

titulaire du prix Villa Médicis Hors les murs pour le projet Kouatuor

1997 
résidence de la compagnie

au Théâtre Paul Éluard de Bezons. Saisons 97/98 et 98/99

1998 
Sur la valse
Sur la valse © Jean Gros-Abadie Interprètes :
Georges Appaix / Pascale Luce

Chorégraphie de Georges Appaix
Création le 27 juin 1998 au Forum Départemental de la Danse à Cergy-Pontoise
Durée : 4 minutes

Duo
Sur la chanson La Valse à Hum (musique Denis Tuveri, paroles André Minvielle)

1998 
documentaire sur Kouatuor

K comme Kouatuor, réal. Renaud Vercey, prod. La Liseuse, 1998 (17 mn - UMATIC SP)

1999 
Madrigal
Interprètes :
Agathe Pfauwadel / Georges Appaix / Pascale Cherblanc / Pascale Luce

Création les 18 et 19 juillet 1999 dans la cour de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers à Aix-en-Provence pour le Festival Danse à Aix 99.

Pièce vocale polyphonique sur un texte profane de Francis Ponge (25 mn) avec 21 danseurs amateurs.

1999 
Moment
Moment © François Vion Interprètes :
Agathe Pfauwadel / Georges Appaix / Montaine Chevalier

Appaix invite Dubelski

Création le 28 juillet 1999
Théâtre Antique d’Arles, Festival MIMI (Mouvement International des Musiques Innovatrices)
Durée : 30 mn

Danseurs : Georges Appaix, Montaine Chevalier et Agathe Pfauwadel
Percussions : Richard Dubelski
Flûtiste : Françoise Pelherbe

Coproduction : Cie La Liseuse, A.M.I. (Aide aux Musiques Innovatrices)

Des danseurs et des musiciens se retrouvent sur un plateau avec du son, du mouvement et des mots à partager. L’expérience de la rencontre aussi avec Richard Dubelski et l’improvisation à partir de matériaux sonores, chorégraphiques et écrits.

Georges Appaix
La Liseuse

2000 
Les brèves
Les brèves © Cardona Interprètes :
Agathe Pfauwadel / Eric Houzelot / François Bouteau / Georges Appaix / Jean-Paul Bourel / Latifa Laâbissi / Montaine Chevalier / Pascale Cherblanc / Sabine Macher / Stéphane Imbert

Propositions de Georges Appaix (2000) préparant la création 2001, M encore !

Les Brèves 3 ont été présentées les 5/6 octobre 2000 au Festival Dansem 2000.

2000 
Impromptu
Interprètes :
Georges Appaix

Solo de Georges Appaix
Création le 19 mai 2000 au Théâtre de la Minoterie à Marseille, dans le cadre du Festival Les Musiques du Gmem (Centre National de Création Musicale).
Durée : 3 à 4 mn

Sur un texte de Jacques Rebotier, Litanie du lire et du faire.
Avec l’instrument virtuel, un dispositif vidéo et sonore interactif du GMEM.
Production
Compagnie La Liseuse, Gmem

La machine a absorbé les mots.
Essayer de les lui faire rendre, peut-être en désordre,
en châtouillant son oeil/caméra avec du mouvement.
Rebotier en désordre, c’est encore Rebotier !
Georges Appaix

2000 
Mito-Mito
Interprètes :
Georges Appaix / Pascale Houbin

Duo créé au CNCDC de Châteauvallon / Festival DanseM
Production Cie Non de Nom

2001 
Tempo

Chorégraphie des danses du projet de Henri Colomer pour Arte

2001 
Vide & Eau

Film réalisé sur une proposition de Pascale Houbin à l’occasion de la création du spectacle Mito.

2002 
La maquette
La maquette © Laurent Lafolie Interprètes :
François Bouteau / Georges Appaix / Jean-Paul Bourel / Montaine Chevalier / Pascale Cherblanc / Sabine Macher / Stéphane Imbert

Proposition de Georges Appaix (2000) préparant la création 2002, Non seulement.

Présenté au studio La Liseuse, La Friche La Belle de Mai à Marseille
et en 2002 à la Halle aux Grains de Blois.

2003 
l’abécédaire de La Liseuse

Librement inspiré du site pianographique, l’abécédaire de La Liseuse propose d’utiliser les touches du clavier pour créer un environnement sonore et visuel et naviguer dans l’univers de la compagnie .

Objet hybride entre l’installation, le CD-Rom ou la page web, la navigation s’effectue avec les touches de clavier de l’ordinateur reprenant ainsi une notion d’abecedaire fondatrice de la démarche de la compagnie.
Quelques notes de musiques, des paroles, les images des danseurs, des mots et des lettres créent un ensemble documentaire où le point de vue n’est pas imposé, proposition ouverte à rentrer dans l’univers de La Liseuse...

réalisation : Renaud Vercey
le lecture nécessite le plugin Flash 6 est indispensable pour lire l’abecedaire

www.laliseuse.org/abc/abc.html

2003 
Récital
Interprètes :
Georges Appaix / Marcel Atienzar / Pascal Gobin

Équipe :
Eric Petit Régisseur son et musicien

Récital de chansons dérivé de la création 2003 “Non seulement…”
Durée : 50 minutes

Chansons
Song, La chanson la plus courte, J’avoue, La java des mots, Tu ris, Oh tu sais, Le cha-cha du temps, La chanson que, Paresse, Chanson d’avril … :
paroles et musique Georges Appaix,
arrangements Pascal Gobin, Marcel Atienzar,
& Rimes (Nougaro/Romano), La fille au rasoir (Gainsbourg), Mi Magdalena (Bojalil)

Il y a toujours eu, parallèlement au projet de « Non Seulement… », dans lequel la chanson devient le sujet central du travail chorégraphique, l’envie d’aller au bout, personnellement, de l’idée de chanter « la Chanson », des chansons, seul avec des musiciens.

Évidemment, la forme récital dépasse le cadre de la Chanson pour poser crûment le problème de la présence scénique du chanteur et celui du Mouvement !

Elle met inévitablement l’accent sur la relation entre le chanteur et les musiciens et, en l’occurrence, concernant les chansons que j’ai tenté d’écrire, les soumet à une attention, une exigence aussi, bien plus importantes.

2004 
Pour eux

commande du Ballet d’Europe dirigé par Jean-Charles Gil

2004 
Si, par hasard, en chemin, tu rencontres un nid d’oiseau…

cinquième commandement du projet de Richard Dubelski Les dix Paroles, au Théâtre Athénor de St-Nazaire (production Corps à sons)

2005 
Pentatonique
Interprètes :
François Bouteau / Georges Appaix / Giuseppe Chico / Jean-Paul Bourel / Valérie Brau-Antony

Création au Théâtre Garonne

Durée : environ 40 mn

Cinq interprètes.
Ils ont en commun une expérience respectable de la scène et ont collaboré fréquemment à mes petites tentatives ; souvent aux mêmes d’ailleurs.
Ils ont ce rendez-vous particulier pour quelque chose de légèrement différent, une « performance », un moment scénique, une occurrence….
Plus de légèreté dans l’élaboration du travail et sans doute une place encore plus grande donné à l’individu.
Eux seuls, pas de décors, peu ou pas de lumières, peut-être même pas de plateau. Du son : un lecteur de C.D. qu’eux-mêmes commandent pour nous faire entendre des musiques ; un micro probablement.
Quelques objets.
Ils sont dans l’espace, chacun comme s’il y était seul.
Ils s’interrompent, ou paraissent s’ignorer, formant alors des duos ou trios inopinés.
Ils sont simplement, si l’on peut dire, dans cette ambiguïté, cet entre-deux : être soi-même mais aussi cet autre, qui agit, se comporte, s’exprime différemment et demeure pourtant reconnaissable, familier.
Ils sont sur scène !
Proches et pourtant si différents !
Pour tenter une formule, ils mentent la vérité !
Ou bien, ils sont plus vrais que nature !

Georges Appaix
Avril 2005

2007 
mise en scène de Music Hall

de Jean-Luc Lagarce pour la Compagnie Théâtre Provisoire au Théâtre de la Minoterie à Marseille

2007 
Le temps n’attend pas

documentaire sur la compagnie La Liseuse et Georges Appaix – réalisation Eric Legay / production Château Rouge Production - Télésonne – 52 minutes

2008 
Sire Ennemi Dinette
Interprètes :
François Bouteau / Gill Viandier / Jean-Paul Bourel / Wendy Cornu

Création pour l’espace public dans le cadre des commandes de Lieux Publics : Sirènes et midi net

2009 
Dodeca ... ou presque

Création pour les danseurs du groupe Coline (session 2008-2010) Marion Alzieu, Quentin Baguet, Doria Belanger, Laurent Cebe, Aïcha El Fishawy, Guillaume Guilherme, Lauriane Madelaine, Alice Masson, Cybille Soulier, Chiara Taviani, Lisa Vilret

Musiques : J.S. Bach (interprétation Glenn Gould), The Rolling Stones, Bob Dylan, Lou Reed

2011 
DDDrinking the rain

pour et avec les danseurs de COLINE (Istres) et de MASLOOL (Tel Aviv)

DDDrinking the rain » est une création qui s’appuie sur l’écriture de biographies des danseurs en partie imaginaires entremêlant textes et mouvements. Les danseurs mettent en jeu leurs propres énergies et musicalités à travers un travail de composition.

2012 
Nouveau studio à la Friche

En juillet 2012, la compagnie s’installait dans de nouveaux locaux à La Friche La Belle de Mai.
Le studio, équipé d’un nouveau plancher SALTIS aux qualités exceptionnelles
pour la danse conçu est réalisé par la société SPECTAT .

La compagnie La Liseuse a bénéficié en 2012 d’une aide à l’investissement du Conseil Régional PACA pour l’aménagement de son nouveau studio.

2013 
La Passagieta

Événement dansé proposé dans le cadre des 48H chrono de la Friche

2014 
Foncièrement réservé

pour et avec les danseurs de Coline (Istres) à la Friche de la Belle de Mai, Marseille

2015 
L’homme à la grue
L'homme à la grue © Pascale hugonet Interprètes :
Alessandro Bosetti / Georges Appaix / Séverine Bauvais

Production : Compagnie La Liseuse, gmem-CNCM-Marseille, KLAP Maison pour la danse à Marseille, Commande musicale du gmem-CNCM-Marseille à Alessandro Bosetti

Il y aura conversations entre nous et, de cette matière de langage, nous essaierons d’élargir les choses en étant les interprètes en mouvement de la rencontre.

2015 
Bal du Bla

créé au Théâtre du Bois de l’Aune à Aix-en-Provence à l’initiative de Patrick Ranchain

Sur un mode guinguette, entrainés par les danseurs de la compagnie et des musiques choisies, chacun s’exerce sur le bee bop, le paso doble, le madison ou la valse viennoise.