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Après le projet « A posteriori » qui se penchait sur le travail initial de la compagnie (« Antiquités », 1985) en recréant 20 minutes de spectacle d’après la notation Laban de cette ancienne pièce et en les confrontant à des parties nouvellement créées, le futur projet a pour objet de reposer le problème d’une forme scénique transversale, réunissant autour de la danse le texte, la musique évidemment et sans doute l’image.
Le travail se baserait sur un texte en cours d’écriture posant la question de la représentation scénique, de la relation de l’acteur/danseur avec le spectateur, de la position d’interprète et de l’idée même de l’écriture. Une parole sur le plateau, parlant du plateau, cette parole pouvant à tout moment passer d’un corps à un autre, d’un corps à une bande-son, d’un corps à plusieurs…
Georges Appaix
Juillet 2006
Le texte parle de la scène et de celle ou celui, ou ceux , qu’y s’y trouve, trouvent.
Je suis constamment partagé entre deux idées plutôt antagonistes du travail.
L’une incite à préciser, l’autre à élargir ; l’une à s’enfoncer dans les choses pour les approfondir et, sans doute, les éclaircir, l’autre à s’écarter des matières travaillées pour en découvrir d’autres, par voisinages successifs, afin, entre autres raisons, de faire « frotter » les unes contre les autres ces matières.
C’est la seconde idée qui nous conduit, la plupart du temps, à une grande fragmentation de la forme sous laquelle une cohérence a parfois du mal à apparaître.
Dans ce projet, la présence du texte, impérieuse par ce qui tend à être dit, comme par sa longueur, inédite au vu du travail passé ; cette présence implique me semble t-il, que l’on penche vers la seconde méthode.
Le texte pose une certaine unité. Une voix parle de cet espace très particulier, la scène, et de la situation qu’elle y occupe, de ce quelle pourrait ou voudrait y faire.
Et cette unité, cette unicité pourrait ouvrir une multitude de portes, de chemins de travail, à commencer par cette voix elle-même qui changerait de corps et de personne et pourrait même se transformer en chœur de voix.
Il faudrait essayer de mettre en mouvement, au sens large, ce texte, de le solliciter dans ce qu’il dit, dans ses rythmes et dans sa musique éventuelle.
Georges Appaix
Septembre 2006 |