La Liseuse - Georges Appaix

 

 

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Le spectateur

Peut-être faut-il qu’il y ait une différence de potentiel permanente entre le public et les interprètes pour que l’énergie circule. Et que ce qui se passe sur scène soit toujours sur le point de basculer. Précisément dessiné, mais énigmatique - oui, mystérieux. Parce que c’est alors au spectateur de jouer, de relier les bribes, d’interpréter.

Par expérience, je sais que c’est le public qui révèle le spectacle, comme par développement photographique. Apparaissent des choses qui jusque-là n’existaient pas ou qui existaient différemment la veille. C’est de l’interactivité : certaines salles rient, d’autres non. Ca tient à l’échange entre les interprètes et le public et à la contamination des spectateurs entre eux ; en tout cas, ça relativise l’influence du chorégraphe.
Ce qu’on voudrait permanent, cette écriture chorégraphique, est en fait plastique et peut s’éloigner de sa forme initiale...
Spectacle vivant, oui...

Entretien avec Georges Appaix par Christine Rodès (extraits), revue La Pensée de Midi, "Création(s), la traversée des frontières", n°2, sept. 2000.